Le désert d’Atacama, au nord du Chili est une région très prise des touristes en quête d’émotions, de rêves et d’aventures. Mais le désert le plus sec au monde abrite également deux des observatoires les plus importants.

Le premier, l’ALMA (the Atacama Large Millimeter/submillimeter Array), situé à environ 45 minutes de San Pedro de Atacama sur le plateau de Chajnantor, se compose de deux centres. Un à 2900 mètres où les télescopes sont assemblés et l’autre à 5000 mètres. Toujours en construction, le complexe abrite actuellement un tiers des 66 antennes de 12 mètres de diamètres prévues. ALMA est le résultat d’un partenariat entre l’Amérique du Nord (Etas-Unis et Canada), les 15 pays européens membres d’ESO (European Southern Observatory), le Japon et Taiwan et le Chili, pays hôte. Sur le site, on retrouve trois antennes fabriquées par chaque partenaires :  the Millimetre Array (MMA) des Etas-Unis, the Large Southern Array (LSA) d’Europe, and the Large Millimetre Array (LMA) du Japon.



A environ 400 km au sud de San Pedro, un autre complexe astronomique se dresse dans les hauteurs du désert d’Atacama : PARANAL. Situé à une altitude de 2 635 mètres, sur la montagne Paranal,  il permet l’étude des astres dans les longueurs d’ondes allant de l’ultraviolet à l’infrarouge. Ce projet mis en place par ESO (l’observatoire européen austral – European Southern Observatory), est le plus productif en terme de résultats. PARANAL est constitué d’un ensemble de 8 télescopes qui forme le VLT (Very Large Telescope) ( 4 principaux de 8 mètres de diamètres 4 auxiliaires de 1,8 m). On trouve également un de 2,5 m (le VLT Survey Telescope).

Au pied de la montagne, les astronomes présents (qui peuvent être coupés du monde pendant des semaines) vivent dans un hôtel de rêve, composé d’un jardin tropical, d’une piscine, d’une salle de cinéma, d’une salle de répétition de musique et d’un restaurant. Cet hôtel, au design unique est également une star. C’est en effet l’hôtel, dans le dernier James Bond, « Quantum Of Solace » qui accueille les protagonistes du film…avant d’exploser totalementRêvez.

Crédits photos et vidéos : EDDY DULUC

Plus de photos :
http://eddydulucphotos.tumblr.com/ ou http://www.eddyduluc.com/


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L’Australie ça fait rêver. C’est presque toujours la destination idéale, même sans vraiment connaître. L’Australie, c’est une île mais c’est surtout un continent qui fait 11 fois la France. Pour beaucoup, c’est aussi un immense désert, des kangouroos, des koalas, Crocodile Dundee, le Sydney Theatre, les jeux Olympiques, AC/DC, Silverchair, Eric Bana, Nicole Kidman, Hugh Jackman, Baz Luhrmann, Nathalie Imbruglia, les Minogue Sisters, Cathy Freeman et bien sûr Tina Arena. Mais évidemment, c’est (aussi) tout autre chose.

L’Australie est divisée en six États, deux grands territoires continentaux et d’autres petits Etats. Infotravel a décidé de vous faire découvrir l’un d’eux. L’Etat de Victoria, le plus petit Etat continental australien par sa superficie (237 629 km², la moitié de la France) mais aussi le plus urbanisé et celui à plus forte densité de population (22 habitants au km²). La capitale de l’Etat de Victoria, c’est Melbourne, ville cosmopolite au charme imparable et pourtant méconnue. L’Etat de Victoria, c’est aussi Great Ocean Road, route qui longe la côte sud-est de l’Australie et les Grampians, chaîne de montagnes peuplées d’une importante biodiversité.

GREAT OCEAN ROAD
Plages mythiques, campagnes magifiques, koalas, wallabies et kangouroos à l’état sauvage, Great Ocean Road est une des plus belle route cotière du monde. 235 km le long de l’Océan indien, de Torquay à Warnanbool.
Décor final de Point Break, le film de Kathryn Bigelow avec Patrick Swayze et Keanu Reaves, siège social de la marque Rip Curl fondée en 1969 par deux sufeurs du coin, Torquay c’est la ville pélerinage pour tous les surfeurs du globe. En témoigne, son musée, unique au monde, entièrement consacré au surf.
Après Torquay, direction Port Campell et ses célèbres 12 Apôtres (Twelve Apostles). Vestiges de l’érosion et de l’avancée de la mer sur la falaise calcaire, phénomère entamé il y a 10 à 20 millions d’années, elles sont en fait au nombre de 8.
Point d’arrivée sur la Great Ocean Walk, Warrnambool, la ville des baleines. Pendant l’Hiver Austral (l’été dans l’hémisphère Nord), des baleines, venus de l’Antartique viennent le long de la côte pour donner la vie à leurs petits.

Infos pratiques:

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http://www.visitvictoria.com/

Les 12 Apôtres en hélicoptère:
www.12ah.com

THE GRAMPIANS
Autre merveille australienne, les Grampians, chaine de montagne située à 235 km de Melbourne. Connues également sous le nom de Gariwerd, d’après l’un des langages aborigènes de la région, les Grampians abritent un parc naturel de 1 700 km2, leGrampians National Park. Amoureux de la nature, vous y découvrirez presque toute la faune et la flore australienne (kangourous, émeus, koalas, possums, échidnés, oiseaux , gommier rouge, stringybark, bornai).
Avant d’arriver dans les montagnes, une halte à la réserve écologique de Tower Hill, emblème de la culture aborigène s’impose. Située au cœur d’un volcan endormi de plus de 11 km de circonférence et 3 km de diamètre, vous pourrez vous initier au lancer de boomerang, aux danses ou autres coutumes indigènes. Et pour compléter vos connaissances aborigènes, rendez-vous au Brambuk Aboriginal Centre, situé au pied de la chaine des Grampians, dans le village de Hells Gap.
Et puis, amateurs de vins, n’hésitez pas à faire une étape dégustation chez les producteurs de la région, qui se feront une joie de vous faire goûter leurs meilleurs crus.

Infos pratiques:

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http://www.visitvictoria.com/

www.parkweb.vic.gov.au

MELBOURNE, « The Place To be »

Melbourne est une ville riche et pleine de charme. Une ville cosmopolite de 4 millions d’habitants, qui abrite une culture unique au monde. Ici pas d’événements au jour où à la semaine. Melbourne célèbre, toute l’année et à sa façon, la mode, le sport, le shopping, la nourriture et surtout une histoire et un héritage.

Melbourne, c’est un peu la « small apple », vous comprendrez la « petite New-York ». Une ressemblance avec la ville américaine d’abord physique : ses buildings dans le West Melbourne, ses rues, ses constructions en pierre rouge, ses taxis… Mais aussi une ressemblance dans l’âme. Melbourne est une ville qui bouge, une ville jeune, et une ville qui aime la culture. Le quartier de Fitzroy (au nord Ouest) ressemble à s’y méprendre au quartier « in » et bobo de NYC, Williamsburg, à Brooklyn. Des boutiques chics et branchées, des fripes, des gens jeunes et beaux prêts à défiler, des bars cools, des restos, des salons de thé et des nights clubs où les DJ’s jouent les tubes interplanétaires.

Melbourne possède ses lieux incontournables. L’Eureka Tower, tour habitable de plus de 300 mètres, Federation Square, place à l’architecture délirante qui abrite notamment le musée du cinéma, son stade de cricket, le complexe qui accueille chaque année l’Open d’Australie, Flinder Street Station, plus importante gare ferroviaire de Melbourne construite en 1884, son parc d’attraction Luna Park, le plus ancien d’Australie, en route depuis 1912 ou encore sa longue plage de St Kilda.

Melbourne est une ville qui aime l’Art. Outre son musée du cinéma , vous ne pourrez pas passer à côté des graffs qui décorent certaines rues, ses artistes qui peuplent recoins de la ville ou encore AC/DC lane, minuscule ruelle qui porte le nom du célèbre groupe de rock australien. Une façade artistique encouragée et financée par les dirigeants politiques de la ville.

Rejoindre Melbourne avec Qatar Airways

En décembre 2009, Qatar Airways a inauguré ses vols à destination de Melbourne. Ladesserte de Melbourne au départ de Paris est quotidienne et Qatar Airways assure l’un des meilleurs temps de parcours entre les 2 villes avec près de 21 heures de vols via son hub de Doha. Les vols sur la liaison Doha-Melbourne sont opérés en B777-200. Qatar AirWays, c’est l’une des plus jeunes flottes au monde et une compagnie plusieurs fois récompensée qui ne cesse de s’agrandir.

Détail des vols

Paris – Doha : Horaires : 15h05-23h25. Vol opéré en Airbus A 340

Doha – Melbourne : Horaires : 00h45-21h10. Vol opéré en Boeing 777

Grenade, capitale de la province de Grenade en Andalousie, est sans doute l’une des villes les plus charmantes et les plus visitées d’Espagne. Située au pied de la Sierra Nevada, Grenade fut la capitale du dernier royaume musulman de la péninsule ibérique. Héritage de ce passé historique, le célèbre palais de l’Alhambra, l’immense centre culturel Generalife ou le quartier de l’ Albaicín, tous les trois inscrits au patrimoine de l’Humanité. 

Texte, images et vidéos : Eddy Duluc

Pays : Espagne
Communauté autonome : Andalousie
Population (INE) : 236 988 hab.

Plusieurs quartiers, autant de richesses culturelles et historiques

L’Albaicín, l’arabe
Bâti sur une colline, fait de maisons blanches et de rues étroites, le quartier de l’Albaicín est resté le même, ou presque, depuis l’époque mauresque. Albaicín ou al-ba’isînen arabe dialectal signifie les misérables. Car avant la conquête espagnole en 1492, ce quartier était majoritairement peuplé d’artisans et de commerçants arabes. Dans les hauteurs, se dresse le le mirador de Saint-Nicolas et son magnifique point de vue sur l’Alhambra.

Le Sacromonte, le gitan
Dans le prolongement de L’Albaicín, le Sacromonte, le quartier historique gitan. Les gitans, peut-être venus avec les troupes des rois catholiques, s’y sont installés à partir de 1492. Ici, vous pourrez assister chaque soir à des spectacles de Flamenco et vous laissez séduire par les belles demoiselles gitanes (les barbus à la guitares ne sont pas mal non plus…)

Le Realejo, le juif
Aujourd’hui quartier étudiant, ce quartier en dessous de l’Alhambra, se caractérise par ses grandes maisons et villas appartenants à des familles propriétaires depuis des générations. On y découvrira également « La calle Molinos » (rue des moulins à eau), le couvent « Comendadoras de Santiago », la « calle San Matías », et la place « Campo del Príncipe ».

Bib-Rambla, le centre
Autre décor, autre ambiance, bienvenue dans le centre historique et touristique de Grenade, qui sert de passade vers la « nouvelle ville ». Des jolies places bordées de restaurants, de bars et de magasins touristiques, c’est aussi là que vous pourrez trouver tous les cadeaux et souvenirs pour votre famille, vos amis et vous-même en vous faufilant dans les miniscules ruelles du vieux bazar maghrébin. Tout à coté, laCathédrale de l’Incarnation de Grenade, bâtie au XVIè siècle et première église construite en style Renaissance en Espagne.

Le lieu incontournable, la Casa Enrique
Enrique martin est une star. Mais attention là il ne s’agit pas du beau chanteur portoricain mais d’une véritable institution de la ville de Grenade, La Casa Enrique. Géré de père en fils, ce minuscule bar à vin, fréquenté par des figures locales et internationales (Silvio Rodriguez, Carlos Moya, des acteurs japonnais ou encore bon nombre de politiques espagnols) vous proposera les meilleurs vins du monde et surtout locaux à tous les prix (de 90 centimes d’euros le verre aux meilleurs crus). Et quelque soit la valeur du verre, ici tout est bon, sans oublier, les tapas proposés à base de jambon local. Amateurs de vin, ou pas, vous ne pouvez visiter Grenade sans un détour chez Enrique Martin.

Y aller

L’agence de voyages espagnole, Atrapalo vous proposera les meilleurs idées de séjours, aux tarifs les plus attractifs, en mariant les activités touristiques aux loisirs.
www.atrapalo.fr


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Infotravel vous emmène sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle depuis le Monastère de Sant Pere de Rodes, situé près du Port de la Selva, au pied de la Méditerranée, jusqu’à Montserrat, site magnifique, sans doute le plus emblèmatique de la Catalogne. Vacances sur la Costa Brava, randonnée, pèlerinage religieux et culturel. Voilà une bien belle et différente façon de passer ses vacances et de découvrir la Catalogne.

Texte, photos et vidéos : Eddy Duluc

Un peu d’histoire….

Pour comprendre l’histoire du chemin de Saint-Jacques, il faut remonter au IXè siècle. En 814, un berger Galicien nommé Pelage aperçoit une étoile au dessus d’une colline. Un signe…C’est alors qu’est découvert un tombeau. Pour certains, celui de Jacques, un des douze apôtres de Jésus-Christ qui, selon la tradition aurait prêché en Hispanie avant d’être décapité à Jérusalem. Plus tard, sur la colline sera bâtie Compostelle.
Jusqu’au XIVè siècle, le chemin est arpenté par l’Europe toute entière. Un succès qui donne lieu à la construction d’hospices, d’abbayes, de monastères. Les guerres, les maladies, les divisions religieuses qui suivirent feront tomber le pèlerinage dans l’oubli jusqu’au dernier quart du XXè siècle. A partir des années 1980, des associations, les autorités civiles et ecclésiastiques décident de redonner vie au pèlerinage. En 1987, le chemin est déclaré premier itinéraire culturel européen. En 1993, il est inscrit sur la liste du patrimoine de l’humanité par l’Unesco.

Monastère de Sant Pere de Rodes
Nourrit de légendes, le Monastère bénédictin de Sant Pere de Rodes, construit au Xè siècle est une merveille historique et architecturale. Situé sur la commune du Port de la Selva, dominant la Costa Brava et la méditerranée, ce joyau de l’art roman offre une vue imprenable sur toute la péninsule du cap de Creus. Classé monument national en 1930, il est le point de départ du chemin de Saint- Jacques catalan.

Monastère de Vilabertran 
A deux pas de Figueres, le Monastère de Vilabertran est encré au coeur de la ville du même nom. Fondé au XIè siècle, l’ensemble historique comprend une église romane, un cloître, une tour lombarde et le palais abbatial, construit au XVe siècle. Chaque année, un festival de musique classique est organisé dans le Monastère.

Théâtre- Musée Dalí de Figueres 
La Fondation Gala-Salvador Dali a été créé par le génie moustachu lui-même, dans un but unique: Montrer au monde entier la richesse artistique, culturelle et intellectuelle du peintre. Le « musée » abrite des collections nourries par des milliers d’objets et d’oeuvres de toutes les périodes de la vie de l’artiste. Amateurs d’art ou pas, la Fondation Gala-Salvador Dali est un bonheur pour les yeux et justifie à lui seul un détour par la Catalogne.
www.salvador.dali.org
Place Gala-Salvador Dalí, 5
E-17600 Figueres

Sant Feliu de Pallerols -La Cellera de Ter…A bicyclette
Parfait pour une petite balade en vélo, les 17 km de voie verte qui relie Sant Feliu de Pallerols, charmant bourg qui a su traverser le temps, à La Cellera de Ter, est une véritable bouffée d’oxygène pour tous les amoureux de la nature. Situé dans les Pyrénées de Gérone, on se croirait presque au milieu de la Chaîne des Puys, au coeur de l’Auvergne.
www.cilcoturisme.com

Gérone
Gérone est la capitale de la province du même nom. La ville est séparée en deux par le fleuve Onyar. Sur la rive gauche, la ville moderne. De l’autre côté, la vieille ville dominée par la silhouette de son impressionante cathédrale et le Monastère Sant Pere de Galligants. Une ville colorée qui offre des animations tout au long de l’année.

Vic
Chef-lieu du canton de l’Osona, Vic a été tout au long de l’histoire, à la fois une ville romaine, le siège d’un comté médiéval et celui d’un grand évêché. Outre son charmant centre historique devenu entièrement zone piéton, on pourra découvrir, le Temple Romain, la cathédrale et le musée Épiscopal qui regroupe près de 29000 pièces, des meilleures collections d’art médiéval à celles d’art roman et gothique. Enfin, on ne pourra quitter la ville sans avoir arpenté son immense marché, vivant tous les mardis et samedis depuis le IXè siècle. Recouvrant toute la plaça Major, au milieu des cris des marchands tentant de vous attirer au plus près de leurs pastèques géantes et autres tomates juteuses, vous y découvrirez le meilleur des saveurs locales et de la gastronomie catalane .
www.victurisme.cat

Món Sant Benet 
Inauguré en 2007, Món Sant Benet est un ensemble touristique et culturel qui regroupe un monastère médiéval, véritable musée historique, ainsi que la Fondation Alicia, centre international et innovateur de recherche dans le domaine de la cuisine, présidée par Ferran Adrià, célèbre chef du restaurant El Bulli et un des investigateurs de la cuisine moléculaire.
RENSEIGNEMENTS ET RÉSERVATIONS
Món Sant Benet
T. 93 875 94 01

info@monstbenet.com

Montserrat
Point final de ce pèlerinage : Montserrat, site unique au monde, mélangeant le réel et l’imagination tel le parc de la souris aux grandes oreilles. Située située à 50 km de Barcelone, la montagne de Montserrat abrite le sanctuaire de la Vierge et un monastère bénédictin depuis presque mille ans. A découvrir également le musée de Montserrat, l’un des plus importants de la Catalogne, réunissant plusieurs salles de plus de 1300 pièces, de l’archéologie de l’Orient biblique aux peintures et sculptures des plus grands comme Picasso, Dali, Rusiñol, Nonell, Mir o Casas.
www.montserratvisita.com

Voilà, il ne vous reste plus qu’à vous munir du carnet, du baton et du bandana jaune et vous voilà en parfait pèlerin…direction Saint-Jacques de Compostelle. Mais ceci est une autre aventure…

Plus d’infos :
http://www.camidesantjaumeperatothom.cat/
http://www.enviedecatalogne.fr/


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Marine Le Pen peut commencer à rêver, Nicolas Sarkozy à avoir peur. Forte d’une grande popularité auprès des siens, la fille du père a pris le pouvoir au Front National, un tremplin idéal pour 2012. Et puis papa a montré l’exemple le 21 avril 2002, alors comme dirait notre président  “tout est possible”. Surtout qu’à quinze mois d’un scrutin présidentiel, Marine a des intentions de vote supérieures à celles de son père. Mais ne nous y trompons pas, malgré sa belle chevelure blonde et sa forte tendance à dédiaboliser le FN, Marine Le Pen reste une Le Pen, comparant récemment les “prières de rue musulmanes” à l’Occupation, tout en niant tout dérapage.

Oui mais justement, le cauchemar de Nicolas Sarkozy et de l’UMP pourrait bien prendre forme sur ce terrain de jeu. N’oublions pas qu’en 2007, Le candidat Sarkozy a basé sa campagne sur le thème de l’insécurité…et de l’immigration. Et plus personne ou presque (sa fille y compris) ne croyait au vieux briscard Jean-Marie Le Pen et à son idéologie dépassée. Nicolas Sarkozy et l’UMP, unis à l’époque, avaient alors le champ libre pourapater les extrémistes. Aujourd’hui, nouvelle donne donc. Une candidate FN au top et une UMP plus vraiment soudée comme l’avait souhaité Jacques Chirac pendant plus de vingt ans avec son fameux “cordon sanitaire”. Certaines voix n’hésitent plus à s’élever à la droite de l’UMP pour évoquer une alliance avec l’extrême droite, même si Nicolas Sarkozy a dit “ne pas croire possible” une telle option. Alors FN cauchemar de l’UMP ? Sans aucun doute mais pourquoi ne pas voir le problème à l’envers : UMP cauchemar du FN ?

 


Il n’aura fallu que quelques chiffres pour créer un branle-bas de combat à bord du paquebot UMP. Publiée dans Le Parisien ce week-end, l’enquête révèle que Marine Le Pen arriverait en tête de l’élection présidentielle devant Nicolas Sarkozy et Martine Aubry.

 

 

Marine Le Pen peut commencer à rêver, Nicolas Sarkozy à avoir peur. Selon un sondage Louis Harris Interactive, la présidente du Front National serait crédité de 23% des voix au premier tour de la prochaine échéance présidentielle. Marine Le Pen devancerait Nicolas Sarkozy et  Martine Aubry, à égalité de voix avec 21% des suffrages. De quoi faire resurgir l’ombre d’un certain soir d’ avril 2002. Mais cette fois-ci dans l’autre sens. Avec une cote en constante chute, Nicolas Sarkozy pourrait bien ne pas être présent au second tour. Selon Dominique Paillé, conseiller auprès du Président de la république, “ce sondage traduit le doute à l’égard des partis de gouvernement”.  Car à vouloir trop s’aventurer sur le terrain de jeu du Front National, le chef de l’Etat et sa majorité  risquent fort de s’y brûler les ailes. “Je ne parlerai pas de panique, mais d’une certaine confusion. Autant je trouvais opportun le débat sur l’identité nationale, autant le débat sur la laïcité est anachronique, trop proche de l’élection. La vraie question, c’est surtout celle sur l’identité de l’UMP” estime Christian Vanneste, député de la Majorité. Une candidate FN au top et une UMP plus vraiment soudée comme l’avait souhaité Jacques Chirac pendant plus de vingt ans avec son fameux “cordon sanitaire”. Même si Nicolas Sarkozy dit “ne pas croire possible” une telle option, certaines voix n’hésitent plus à s’élever à la droite de l’UMP pour évoquer une alliance avec l’extrême droite. Aujourd’hui, 21 % des personnes qui avaient soutenu l’actuel président en 2007, se disent prêtent à soutenir la nouvelle patronne du FN et 77 % des sympathisants UMP apprécient le ” courage ” de Marine Le Pen. “Tout est possible”…

 

“La mondialisation, c’est “le fait de devenir mondial, de se répandre partout dans le monde”. Voilà ce que dit le petit Robert à propos de ce terme très à la mode depuis les années 90. Terme qui fait rêver mais, il faut l’avouer, fait peur en même temps. Voilà tout le paradoxe français. Notre beau pays semble être un des chefs de file de la mondialisation du fait de son charme et de ses biens imparables, jalousés de tous. Car l’étranger, les investisseurs étrangers, aiment la France. Ils l’aiment pour sa gastronomie, ses monuments, sa mode, sa culture. Des éléments qui séduisent chaque année des millions de touristes et surtout qui génèrent une véritable économie dans le monde entier.

Et pourtant, la France montre de nombreuses réticences face à ce phénomène. Que ce soit la défense acharnée de sa chère PAC (Politique Agricole Commune), le “non”au référendum sur la Constitution européenne en 2005, ou encore son soutient à l’altermondialisme - rappelons nous les histoires d’amour entre le moustachu Bové et ses meilleurs amis, Ronnie Mac Donald et Mister OGM - la France a peur de s’ouvrir au monde. En même temps, sommes-nous pas les seuls à employer ce terme étrange de franco-français? Les espagnols ou les latinos connaissent-ils l’españolo-español? 
Mais honnêtement, le retard de la France dans le processus de mondialisation n’est-elle simplement pas du à de simples ou plutôt réelles lacunes? Certes, la France possède de sérieux atouts (productions, exportations sur les produits haut de gamme) mais la mauvaise orientation de son commerce extérieur, insuffisamment tournée vers les pays émergents, ou encore le manque d’entreprises exportatrices tournées vers l’innovation et la technologie sont de véritables handicaps. Alors 
rejet de la mondialisation ou simple crise d’identitaire ?

PS : Evidemment, billet écrit avant les 16 milliards de contrats signés avec Hu  Jintao…


 Dans son intervention télévisée du 16 novembre, Nicolas Sarkozy s’est dit prêt à supprimer le bouclier fiscal et l’Impôt de solidarité sur la fortune. Une annonce confirmée depuis par la ministre de l’économie, Christine Lagarde.

 

En annonçant la création d’une taxe sur les revenus du patrimoine, Nicolas Sarkozy tient à mettre un terme au couple bouclier fiscal-ISF. Autrement dit, finit la taxation du patrimoine net (biens immobiliers, voiture, terrains…). Il s’agirait de taxer désormais dividendes, intérêts, plus-values et donc moins taxer les particuliers et les entreprises. Le problème : un manque à gagner pour l’Etat qui s’élèverait à plus de 4 milliards d’euros. Alors à un peu plus d’un an d’une nouvelle échéance présidentielle, pourquoi vouloir, mettre un terme à un des principes de son quinquennat ?

 

Le prétexte allemand

 

Pour le président français, la réponse est claire : s’aligner sur l’Allemagne. ”Il faut arriver d’ici au printemps 2011 à harmoniser la fiscalité française et la fiscalité allemande (…) Je ne peux pas accepter les déficits de compétitivité avec notre principal partenaire (…) Beaucoup de capitaux partent en Allemagne parce qu’il n’y a pas d’ISF » a affirmé le président de la République. Certes mais l’Allemagne et la France ne sont pas dans le même bain fiscalement parlant, comme l’explique Vincent Drezet, secrétaire général du Syndicat national unifié des impôts : « L’Allemagne est un Etat fédéral alors que la France est un Etat unitaire. Les règles d’assiettes concernant les impôts locaux et sur les sociétés sont différentes. Outre-Rhin, l’impôt sur le revenu représente 9 % du PIB contre seulement en 7 % en France. Je reste dubitatif quant à une réelle volonté de convergence”. Dernière chose que Nicolas Sarkozy s’est retenu de mentionner, c’est la volonté pour les sociaux-démocrates d’Outre-Rhin de créer un impôt sur les très riches…

 

Les conséquences

Pour ou contre la suppression de l’ISF ? Un débat qui ne touche plus simplement opposition contre majorité, la question divise également au sein même de la droite. Car outre le manque à gagner certain pour l’Etat, la suppression de l’ISF aurait bien d’autres conséquences économiques. Certains dénoncent un nouveau cadeau fait aux grandes fortunes françaises  ”Un cadeau 4,5 fois plus important” fait aux riches par rapport au seul bouclier, s’est indigné Benoît Hamon, le porte-parole du PS. Il faut de même savoir que l’ISF ne touche pas véritablement les grands comptes en banque puisque les Arnault, Pinault, Bouygues, Bolloré et autres Lagardère, investissent principalement en “biens professionnels”. Cela dit l’impôt sur la fortune, créé en 1989 pour remplacer l’impôt sur les grandes fortunes (supprimer par la droite en 87), reste un des seuls moyens pour connaître les dites grandes fortunes.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les récentes polémiques autour de Stéphane Guillon et de ses chroniques visant les politiques, ont occupé une place importante dans les médias. « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur » écrivait Beaumarchais. Le phénomène ne semble donc pas nouveau. Les politiques manquent-ils d’humour ou les humoristes prennent-ils conscience de leur impact politique ?


 Le 22 mars 2010, dans sa chronique quotidienne sur France Inter, Stéphane Guillon présentait  Eric Besson comme une ”taupe“ de Jean-Marie Le Pen. L’humoriste n’hésitant pas à attaquer le ministre de l’immigration sur son physique et « ses yeux de fouine ». Des attaques qui ont engendré un important ramdam médiatique, et qui ont vu le chroniqueur et le politique s’affronter à travers les journaux, radios et chaines de télés. Eric Besson dénonçait  par la suite “une dérive” du service public, et invitait France Inter à éviter les “amalgames” et les “anachronismes”. Le président de Radio France, Jean-Luc Hees,  présentait alors ses excuses publiques au ministre. Stéphane Guillon faisant de même. A l’évidence, pour certains,  il existe une limite à ne pas dépasser. Pour d’autres, la liberté de parole est menacée. Stéphane Guillon a estimé, au lendemain de sa chronique polémique, qu’être humoriste devenait “de plus en plus compliqué ».


Une  situation nouvelle ?

 Si l’on regarde trente ans en arrière, des humoristes aujourd’hui intouchables dans l’opinion public et politique, comme Thierry Le Luron, Coluche, Guy Bedos ou Pierre Desproges faisaient des hommes politiques leur cible favorite. Mais existait-il pour autant une réelle liberté de parole ? Pas si sûr. Certes, le combat politico-humoriste ne faisait pas la une des quotidiens et des journaux  télévisés, les répressions se faisaient plutôt en coulisse : Thierry Le Luron, surpris  par des contrôles fiscaux à répétition sous Valéry Giscard d’Estaing, ou encore interdit d’antenne sous la présidence de François Mitterrand. Ce fut le cas aussi pour Guy Bedos,  « père spirituel » de Stéphane Guillon. « C’est une tradition nationale que des humoristes s’attaquent à des personnages publics et notamment politiques. Un pays sans journalistes libres et sans humoristes libres sent une certaine forme de totalitarisme et de dictature, qu’on le veuille ou non », estime Guy Bedos.

 La place des médias dans ce combat

Les médias ont évolué et le face à face entre les humoristes et les politiques a donc changé. Aujourd’hui, la place du direct à la télévision est quasi inexistant. On ne verrait plus un billet de banque brûler sur un plateau. La disparition  du direct dans les talks shows ou autres divertissements annonce assurément une forme de censure. Le samedi 3 avril, dans les années bonheur, diffusées- en différé- en prime time sur France 2, Patrick Sébastien reçoit Jean-Marie Bigard, qui doit jouer son célèbre sketch, « le lâcher de salopes ».  Mais changement de dernière minute, le CSA, fait interdire la diffusion de la séquence. Aujourd’hui les humoristes, principalement ceux qui marchent à la radio, comme Nicolas Canteloup ou Laurent Gerra ont opté pour un nouveau registre.  “Un registre qui est beaucoup plus celui de la dérision, qui prend moins comme objet le contenu politique que la manière dont vivent les politiques et même la façon dont ils sont eux-mêmes” explique Dominique Reynié, professeur à Sciences-Po. Le 5 avril, Patrick Timsit se produisait à Bobino, sur le thème du “Politiquement correct et des limites de l’humour”, aux côtés de Stéphane Guillon et Guy Bedos. Une émission retransmise en direct (sur la TNT et non sur le service public). Un spectacle où Guy Bedos n’a pas hésité à lacher « allez-vous faire enculer ». accompagné d’un bras d’honneur.  
Les médias ont toujours été un terrain de jeu pour les humoristes et les politiques. Seul le fond et la forme ont changé. La dérision faisant  plus de place aux attaques sur la vie privée. A quand des confrontations directs sur le plateau d’Arlette Chabot, par exemple, et non par médias interposés.


 

                  La nouvelle vague :  “Une génération de petites personnalités”


“Manu Joucla et Eric Massot s’engagent…presque”. C’est le titre du dernier spectacle produit par Thierry Berthier, à la recherche de nouveaux talents comiques. Une nouvelle génération que le producteur n’hésite pourtant pas à critiquer.

Les humoristes d’aujourd’hui sont-ils trop “politiquement correct”?
Les nouveaux humoristes ne s’engagent pas. Leurs plaisenteries ne sont  pas subtiles. Ils tapent sur tout ce qui est facile, ce sont des vannes du style “t ‘as une gueule de wc”. Ils prennent position sur des généralités comme le racisme. Les seuls vraiment engagés sont déjà là depuis longtemps comme Guillon, Bedos ou Dieudonné. On attend la relève.

Qu’est-ce qui les différencie de l’ancienne génération?
C’est une question d’époque. Les jeunes sont désabusés, il n’y a plus de courants, ni de pensées, ni d’humour. On a affaire à des petites personnalités. Un Coluche me faisait rêver, un Moustapha El Astrassi moins. Les anciens sont des fédérateurs, les nouveaux divisent. On monte les uns contre les autres. Banlieusards contre Bourgeois, Bobos contre Bofs.

L’humour en 2010, qu’est-ce que c’est?
C’est l’apparition des “snipers”, avec Guillon comme précurseur, comme El Astrassi qui fait des vannes sur le plateau de Ruquier à propos des invités. Mais casser des gens, c’est trop facile. Il y a aussi le “stand-up”, d’origine anglo-saxonne, en France depuis peu, propulsé par le Jamel Comedy Club (Thomas N’Gigol, Armelle Chahbi). Mais au final, il n’y a rien de nouveau, les chansonniers critiquent leur société depuis le XIXème siècle.


Des politiques peopolisés


Depuis que Valéry Giscard d’Estaing a dévoilé une partie de sa vie privée dans Paris match en 1974, la barrière entre vie privée et vie publique chez les politiques n’a eu cesse de s’amaincir. De la fille cachée de François Mitterrand à la nouvelle coupe de cheveux de Ségolène Royal, autant d’événements qui font la une et le bonheur de la presse people. À partir de 2002, le concept est poussé à l’extrême pour la campagne de Nicolas Sarkozy avec une communication inspirée des méthodes anglo-saxonnes. Si l’origine du mot « peoplisation » remonte sans doute à 2000-2001, c’est d’abord l’expression « politique people », dérivée de « politique spectacle », qui est employée pour décrire les nouvelles méthodes de communication des élus. Ce phénomène offre une visibilité quasi-totale de la vie privée des hommes politiques. De quoi donner aux humoristes ou autres chroniqueurs politiques de la matière à expoiter.

 


 

Lorsque le créateur du PMU,  Joseph Oller conçut l’Olympia en 1893, il était sans doute loin d’imaginer ce qu’allait laisser son oeuvre. L’histoire de l’Olympia est chargée d’événements qui marqueront le monde du spectacle à jamais. Des anecdotes, des histoires qui n’auront sans doute jamais existées sans Bruno Coquatrix qui emmena le temple du Music-hall à son apogée en 1954.    

 

En février 1954, un personnage, un mythe va naître. Cette année là, un certain Gilbert Bécaud monte pour la première fois sur la scène de l’Olympia. L’histoire raconte qu’emportés par la fougue de l’artiste, le jeune public présent va dévaster la célèbre salle de spectacle. Sa carrière prendra son envol à ce moment là et l’artiste héritera du surnom de ” Monsieur 100.000 volts”.  En 1961, c’est une Edith Piaf souffrante qui lutte contre ses douleurs pour monter sur scène et émerveiller un public conquis.  En 1964, un jeune groupe anglais vient jouer ses mélodies dans la salle parisienne. Les Beatles. Le quintet de Liverpool, en affiche avec Sylvie Vartan, viendra jouer durant trois semaines (du 15 janvier au4 février 1964), à raison d’un, deux ou trois shows quotidiens, soit 41 apparitions en tout. Un record pour les britanniques.  La légende continue lors des adieux de Jacques Brel en 1966. Le public réservera à l’auteur belge, une standing ovation pendant vingt-deux minutes. L’interprète du Port d’Amsterdam reviendra des loges en peignoir pour remercier son public fidèle, des images qui resteront à jamais.

Le 18 octobre 1966, le show de Johnny Halliday restera également gravé. . Quelques semaines auparavant, Johnny, qui s’est laissé gagner par la dépression, s’est ouvert les veines et a été arraché, de justesse, à la mort par son entourage. En peu de temps, il réussit à remonter et à se libérer de ses vieux démons. Sur scène, en première partie, un jeune noir aux mains de fées du nom de Jimi Hendrix, arrivé de Seattle, fait patienter un public un feu qui attend l’idole des jeune. Un concert qu’on pourrait qualifier de mythique puisqu’il n’existe aucune images qui illustre cette nuit magique. Quelques mois plus tard, Johnny revient à l’Olympia en tant que spectateur cette fois. Il vient assister au premier passage du maitre de la Soul, James Brown. Furie. C’est le mot que tout le monde aura en tête après ce concert. Plus de cinquante fauteuils ont été cassés, les trois premiers rangs. En 1972, C’est aussi l’année du concert “Polnarévolution” à l’Olympia. Les 6.000 affiches de ce concert vont d’ailleurs faire scandale. Fidèle à son originalité, Michel Polnareff avait décidé de montrer ses fesses. Le tribunal correctionnel le condamnera à payer 10 francs par affiche pour attentat à la pudeur. Ce concert était une fois de plus une innovation. Le 22 novembre 2000, un grand homme est attendu par des milliers de fans. Ray Charles. Qui ne viendra malheureusement jamais. L’artiste est en pleine tournée européenne et enchaîne les dates. Le concert de Paris est programmé après celui du Portugal. Coup de malchance, les musiciens et les choristes du Big Bang du ” Genius” restent bloqués à l’aéroport de Lisbonne pour cause de grève. “Ce concert du 22 novembre 2000 à l’Olympia est un événement historique dans l’histoire de la musique”, raconte Jean-Pierre Crosz, producteur et ami de Ray Charles.

“Quand Dieu s’emmerde, il va au music-hall.” C’est Léo Ferré qui un jour prononça ces mots. Il y a fort à parier que Dieu ait passé de fort belles soirées inoubliables.

 

 

 

 

 

 

47 millions d’Iphones, 20 millions d’ordinateurs, 10 millions d’Ipads vendus en 2010 dans le monde. Une année en or pour Apple, devenu secte de l’high-Tech et son patron-gourou, Steve Jobs, égérie d’un buisnessman-people naissant. Derrière ce succés, comment la firme américaine nous tient, vous tient, dans un monde où il est (presque) impossible de s’échapper.

                                                                   

iPhone, iPod, MacBook, iPad. Tout le monde ou presque posséde à porter de doigts un de ces “i”objets, symboles d’une firme multinationale qui a su , grâce à une stratégie bien à elle, mettre le monde à ses pieds. Rappelez-vous du slogan “Think Different” dans les années 80.  Apple Computer Inc, rebaptisé Apple Inc, voulait se différencier, apparaitre comme un objet technologique non-identifié, être en marge d’une exploitation informatique détenue par Windows et surtout viser une clientéle de professionnels. Aujourd’hui, depuis le succés de l’Ipod, la donne est toute autre et l’entreprise, malgré ses tarifs élevés est devenue grand public. Aux yeux de ces nouveux adeptes, la stratégie du groupe se définit en quatre mots : innovation, diversification, distribution et communication.  Autrement dit, une capacité sans égale à créer des nouveaux objets de désir. Mais pas seulement. L’emprise de Steve Jobs, ambassadeur d’une nouvelle génération de « Geeks » dans le monde entier, repose surtout sur la façon de vous rendre prisonnier, dépendant d’un produit initialement prévu pour vous divertir. Sauf que ce n’est plus l’ «iChose » qui vous accompagne dans votre quotidien mais vous qui êtes sous l’emprise de la pomme.

Un système verrouillé

Malgré des prix plus élevés que la concurrence, malgré un choix limité et des produits « trop » simples (Premier IPhone sans la 3G, iPad sans port USB, MacBook Air sans lecteur de cd…), le public reste séduit par la simplicité d’utilisation et consomme sans modération. « Les produits Apple offrent une expérience utilisateur supérieure à celle des autres acteurs du marché. Quand on a un iPhone, on ne se demande pas comment acheter de la musique, on va sur l’iTunes Store. » résument dans Les Inrocks en décembre 2010, Mathieu Lecomte et Charles-Axel Dein, ingénieurs chez FaberNovel(société dédiée à l’innovation). Et c’est bien là le problème car l’iPhone et l’iPod ne fonctionne qu’avec iTunes. La Pomme Compagny ne propose en effet que des produits indissociable les uns des autres. Avec ses logiciels et son système d’exploitation, non compatibles avec d’autres marques, son système de distribution limité (revendeurs agrées, AppleStore et sites internet), la marque a su créer un système fermé qu’elle contrôle de la fabrication à l’utilisation. Tout comme ses clients. « Ils font fabriquer les pièces extrêmement complexes, comme les processeurs par Samsung. Et en fin de chaine, ils ont recours à des agences pour un peu de design.» expliquent les deux analystes.  L’utilisateur se retrouve donc pris dans un système pratique mais surtout bénéfique à Apple. La firme va même jusqu’à limiter la performance de ses produits pour pouvoir sortir, peu de temps après, des versions améliorées et inciter les consommateurs à renouveler leurs achats. Exactement ce qui se passe avec les mises à jour d’iLife ou avec l’iPhone par exemple, la 3G aurait pu être présente sur la première version. Pour Mathieu Lecomte, cette stratégie porte un nom : « En marketing, c’est ce qu’on appelle le « halo effect », c’est à dire la perception positive d’un seul produit se reporte sur toute la gamme. Si Apple sortait un cahier ou un stylo, les gens applaudiraient ».

 Les défaillances d’Apple

Car oui la Pomme a ses pépins. Depuis son lancement en 1976, la firme a essuyé quelques revers. On passera sur l’Apple III (1980), Le Lisa, Le Newton (1993), Le Macintosh TV (1993), Le Pippin (1996) ou Le G4 Cube aussi vite disparus qu’arrivés. D’ailleurs qui se souvient aujourd’hui de ces machines aux prix exorbitants et à l’utilité limitée. Venons-en directement au joujou le plus vendu au monde, l’iPhone. Si aujourd’hui le Smatphone d’Apple semble avoir pris ses marques, à chaque sortie, de nombreux bugs ont donné du fil à retordre à Steve Jobs et ses employés (problèmes de réception du signal GSM, fragilité du revêtement d’écran susceptible de provoquer des fissures, taches de couleur jaune sur l’écran). 2010 a vu la naissance de l’iPad,et là même topo (problèmes de connexion WiFi ou incompatibilité avec les anciens Port USB sur PC mais aussi sur Mac). Sans doute des soucis de jeunesse…Et que dire des mises à jour du logiciel iLife sur le système OS. Beaucoup se plaignent, à juste titre, de l’utilité de ces mises à jour, payantes soit-dit en passant (environ 45Euros). Souvent, les logiciel fournis (iTunes, iPhoto, iMovie, iWeb…) ne subissent aucune amélioration si ce n’est l’interface graphique. Un détail d’apparence qui partage évidemment les utilisateurs. Les goûts et les couleurs…

Quelques jours avant noël, une nouvelle affaire est venue secouer la firme multinationale. Plus qu’un souci technique, il s’agirait d’un problème d’intrusion dans la vie privée de ses clients. En effet, Apple et certains de ses partenaires se retrouvent  au cœur d’une bataille judiciaire lancée par un collectifs d’usagers. L’entreprise Californienne aurait transmis à des régies publicitaires, des informations personnelles (l’âge, le sexe et la localisation, etc.) d’utilisateurs d’iPhone et d’iPad sans leur consentement. Affaire à suivre…

 

Le côté obscur de Steve Jobs et son empire existe bel et bien. Mais force est d’admettre que le pouvoir du gourou Jobs est bien trop puissant pour lui opposer la moindre résistance.

 

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 Selon une étude américaine parue en octobre, les rapports bucco-génitaux, c’est-à-dire fellation et cunnilingus augmenteraient les risques de cancer de la voie buccale. Réalité ou nouvelle psychose ?

 

 

Ce lundi, le prix du tabac va subir une nouvelle augmentation, pas sûr que ce soit pour faire baisser le nombre de cancers du poumon. Cependant, il va bientôt falloir ce pencher sur un nouveau problème, celui du cancer de la voie bucale, autrement dit celui de la gorge. En publiant une étude alarmiste sur le propos, les Centres fédéraux américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), et non pas un énième groupe religieux, comptent alerter l’opinion sur l’augmentation des tumeurs de la voie buccale. Selon eux, l’Amérique et l’Europe du Nord sont touchées par une lente épidémie de ces cancers oropharyngés. Les chercheurs  ont constaté que les cancers de la voie buccale ne cessent de croître depuis 30 ans. La raison de cette augmentation serait l’infection de papillomavirus (virus à ADN) transmis sexuellement lors de rapports bucco-génitaux. L’évolution des pratiques sexuelles aurait créé de nouveaux dangers, dont le cancer. « Nous observons ainsi une lente épidémie de cancers de la voie buccale, aux Etats-Unis et dans des pays d’Europe du nord, provoqués par des papillomavirus transmis sexuellement (…) Les causes possibles de cette augmentation (peuvent être) les changements de pratiques sexuelles ces dernières décennies, chez des sujets devenus sexuellement actifs très jeunes et ayant eu de multiples partenaires »», soulignent les auteurs de l’étude. Jusqu’alors, on connaissait le papillomavirus  pour être responsable du cancer du col de l’utérus contre lequel il existe désormais des vaccins efficaces chez les jeunes filles avant qu’elles ne deviennent sexuellement actives.

La Suède en première ligne

 

Une enquête qui s’avère être quelque peu alarmiste donc, notamment pour la Suède où le nombre des cancers des amygdales aurait été multiplié par sept en 30 ans. Le papillomavirus transmis sexuellement concernerait le tiers des infections détectées chaque année. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou les Pays-Bas sont eux aussi en état d’alerte. “La possibilité que nous soyons confrontés à une épidémie de cancers de la voie buccale résultant d’infections avec des papillomavirus exige toute l’attention”, jugent le Dr Torbjörn Ramqvist, professeur au Karolinska Institut et en Suède, co-auteur de cette étude.

  

La fellation contre le cancer du sein?

Une autre étude américaine, menée par le Dr. A.J. Kramer de la Johns Hopkins School of Medicine en Caroline du Nord, démontrerait tout autre chose. Cette enquête étonnante, menée sur 15 000 femmes sur une période de 10 ans montre que la pratique régulière de la fellation et surtout le fait d’avaler le sperme, diminueraient de 40% les chances d’avoir le cancer du sein. “Je crois que cette étude démontre une fois pour toute que la fellation est un acte sexuel bon pour la santé” souligne le docteur  A.J. Kramer.

 

 Une nouvelle étude publiée par le British Medical Journal confirme elle aussi les risques du sexe oral. Un groupe de chercheurs britanniques mené par Hisman Mehanna de l’hôpital universitaire de Coventry a ainsi découvert un lien entre les cancers de la bouche et de la gorge et la transmission du papillomavirus. Selon le Hisman Mehanna, les chances de survie pour les cancers oropharyngés sont de 25%. Les chercheurs ajoutent que l’on court plus de risque d’avoir un cancer de la gorge en ayant des relations bucco-génitales avec plusieurs partenaires qu’en fumant ou en buvant.

 

Le sexe débridé

Depuis quelques décennies, les pratiques sexuelles se débrident. Fini, le missionnaire ou simple rapport vaginal. Aujourd’hui, les rapports bucco-génitaux, tout comme la sodomie, ont tendance à se démocratiser. Le Journal of Sexual Medicine vient lui aussi de publier une étude probante.

D’après les chercheurs, le sexe oral et les activités libertines sont quasiment rentrées dans les mœurs. Tout comme les expériences homosexuelles qui auraient doublées depuis vingt ans ou encore la sodomie, devenue pratique courante chez monsieur et madame tout le monde (33% des femmes américaines l’aurait pratiquée en 1990 contre près de 50% aujourd’hui).

 

Vat-il falloir s’alarmer sur nos pratiques sexuelles ? Nos médecins pourraient bien nous déconseiller certains petits plaisir. Après le « FUMER TUE », il va peut-être falloir s’habituer au « SUCER TUE » sur les boites de préservatifs.

 


 

 

 

 

 

Le Portugal, c’est pour beaucoup, les portugais y compris, la Costa Verde, le Porto,Lisbonne, Fátima, l’Algrave et d’autres lieux aussi différents qu’attirants.Mais quelque part à une centaine de kilomètres au nord de Lisbonne, près de la station balnéaire Peniche, est perchée une charmante citadelle fortifiée, Óbidos.

Ce bourg de 3600 habitants, fondé par les Celtes en 308 av. J-C n’a quasiment pas changé depuis sa fortification en 1527. Óbidos est une immense oeuvre d’art taillée, détruite et reconstruite au long des siècles. A chaque pas, des vestiges de différentes civilisations, marqués par la présence du Gothique, de la Renaissance et du Baroque. Un petit village, mais un village qui ne dort jamais. Été comme hiver, la ville accueille d’importants événements culturels (marché médiéval, fête internationale du chocolat, Festival d’opéra…). Le charme d’Óbidos, c’est aussi son environnement. Sa lagune (Lagoa de Óbidos) et surtout la plage de Foz Do Arelho qui borde l’océan Atlantique. A quelques kilomètres, vous pourrez aussi découvrir les Salines de Rio Maior, les célèbres villes côtières de St Martin de Porto ou encore Nazaré.


Au delà d’un héritage de civilisations où les traditions se fondent et se rejoignent, Óbidos est aujourd’hui est un des principaux joyaux du Portugal.

Les événementsMars : Festival International du Chocolat. Le but : Déguster du chocolat…Avril : Semaine Sainte, Óbidos fête comme il se doit la passion et la mort du ChristJuin : Mois de l’Art Contemporain, la ville se transforme en une immense expositionJuillet : Marché Médiéval. Le village effectue un voyage dans le temps.Août : Festival d’Opera. Dans le centre historique, les plus belles oeuvres de l’opéra interprétées pendant une semaine par de grands orchestres.Novembre à Janvier : Óbidos se met aux couleurs de l’hiver et de Noël, avec des animations et un village qui reste aussi vivant et accueillant.Aller à Óbidos :Départ de Paris-Orly à Lisbonne. Vol A/R à partir de 150 eurosPuis navettes de bus vers Óbidos ou location de véhicules à l’aéroport. (Prendre A8)Site : http://www.cm-obidos.pt


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Situé dans le nord du Chili, coincé entre l’océan pacifique et la cordillère des Andes, bordé de volcans perchés à 6000 mètres, l’Atacama joue le rôle de frontière naturelle entre le Chili, la Bolivie et l’Argentine. Ce désert, froid la nuit, chaud le jour est le site préféré des professionnels et passionnés d’astronomie. Les indiens, descendants des civilisations pré-colombiennes, peuplent majoritairement cette région du monde où il ne pleut quasiment jamais. Destination : San Pedro De Atacama et quatre jours intenses.

 

Première étape : vous rendre à Santiago du Chili. Entre 12 et 48 heures d’avion depuis Paris CDG selon votre compagnie. Arrivé à Santiago, il ne vous reste plus qu’à rejoindre la ville de Calama. Pour cela à vous de voir. deux heures d’avion sur Lan Chile, 24H de voiture ou 26H de bus.
Quel que soit le moyen de transport que vous aurez choisi, vous arriverez à Calama, une ville peuplée essentiellement d’ouvriers (indiens) travaillant les richesses du désert comme le cuivre et le fer. Il fait chaud. De là, prenez un bus, un taxi, ou une navette, direction San Pedro de Atacama. 1H de trajet et premiers émerveillements.

San Pedro De Atacama est maintenant en vue. San Pedro, c’est petit. Des rues en forme de labyrinthe, des bars, des restaurants, des touristes (des français…), un passage de commerces traditionnels, une belle église, des chiliens et des indiens. Pour le logement, vous aurez l’embarras du choix, du plus simple au plus élégant (du camping sauvage à l’hôtel 5 étoiles).
Dans un désert, vous vous dites qu’ il n’y a pas grand chose à faire à part des excursions à chameau  (lama dans le cas présent). Et bien non. Partons pour quatre jours d’aventures.

On a marché sur la Lune

Pour un premier jour, mieux vaut y aller en douceur. On commencera par une balade dans la Valle de la Luna. Vallée qui porte effectivement bien son nom. Un paysage mystérieux et extraordinaire qui n’est pas sans rappeler la Tunisie et ses plateaux de cinéma. Quelques heures de marche suffiront à vous faire rejoindre San Pedro. Profitez d’un bon repas, allez vous coucher ou bien buvez quelques Piscola ou PiscoSour dans les nombreux bars du coins.

Second jour. Partons maintenant un peu plus loin, au nord de San Pedro, en altitude. Imaginez-vous au beau milieu d’un désert où, sortie de nulle part, apparaît soudain une vallée entourée de cactus, de hautes herbes au milieu desquelles coule un ruisseau vert émeraude. Une température d’eau proche des 30 degrés. Après environ 4 heures de marche le long de la petite rivière (sans cesser de grimper), un morceau de paradis apparaît : des termes naturelles, Las Termas de Puritamas. Moment de détente absolue. Il est temps de rentrer au pueblo. Trois solutions, à pied, en voiture (stop, navettes…) où en vélo. Sensations fortes garanties, 3H de descente sur des chemins de terre accidentés, cabossés, entourés de volcans (dont certains enfumés). De retour à San Pedro. Mangez, profitez d’un ciel étoilé unique au monde, et au lit. Ou alors la fête, ce qui se fait très bien aussi.

Des dunes et des volcans

Troisième jour, direction les dunes. Là vous comprendrez pourquoi ces messieurs d’ASO ont décidé d’embarquer les concurrents du Dakar dans cette nature (soit disant pour fuir les menaces de certaines contrées africaines). Lors de l’édition précédente, la plupart des engagés, dont les meilleurs, n’arrivaient pas à franchir les dunes. Les villageois du coin venaient avec des petites jeeps les désembourber avec de simples cordes…Dans ces dunes, 3 activités: la marche, le cheval ou alors pour ceux qui aiment le surf ou le skate: le Sand Surf ou Surf des sables, où vous vous frotterez aux meilleurs pratiquants du monde. Des activités, sous une chaleur à déshydrater un chameau, qui vous feront retomber en enfance.

Le dernier jour, partons loin. Très Loin. Et surtout haut très haut. Là mieux vaut prévenir. Non sportif s’abstenir. 4500 M d’altitude par 40 degrés et 7H de randonnée n’est pas donné à forcément à tout le monde. 5H de voiture pour arriver aux pieds des volcans les plus hauts de la région. Au pied des volcans, qui semblent vous surveiller et discuter entre eux, des geysers par centaines et des flamants roses. En route pour une journée de marche et d’éblouissements. Vous croiserez des lapins géants (sorte de croisement entre renard et lièvre) ou des plantes qui n’existent que là bas.

Retour à San Pedro. Une dernière nuit et il est malheureusement temps de quitter Atacama. Là soit vous tombez malade à cause de l’altitude, soit à l’idée de rentrer chez vous.

Infos pratiques:

Paris – Santiago du Chili : A partir de 850 euros vol direct A/R avec Air France
Santiago du Chili – Calama : A partir de 400 euros A/R avec Lan Airlines

http://www.sanpedroatacama.com/
http://www.visit-chile.org/


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